Auteur dans les années 80 de superbes courts métrages, Michel Ocelot réalise en 1998, avec Kirikou et la sorcière, son premier long métrage d’animation, qui aura nécessité six ans de travail. Le film est accueilli avec enthousiasme dans de nombreux pays au point de devenir en quelques mois un véritable phénomène planétaire. La beauté, la pureté et la sincérité de cette œuvre inspirée d’un conte africain ont touché toutes les générations de spectateurs et notamment les très jeunes, rassurés à l’idée qu’un si petit être puisse, lui aussi, accomplir de grandes choses. À l’instar de L’enfant qui voulait être un ours, de Jannik Hastrup, Kirikou et la sorcière avait également l’avantage de se démarquer des productions habituelles calibrées pour les enfants et notamment de l’univers Disney. Pas d’animaux parlants chez Michel Ocelot, qui, par souci de réalisme et d’authenticité, s’est également refusé à couvrir inconsidérément les corps de ses personnages. On ne peut que rester ébloui par les couleurs flamboyantes de ce conte animé dont la simplicité n’est qu’apparence, idéalement souligné par la musique enivrante de Youssou N’Dour. Incontournable ! |